September 25, 2017

Conferences

Sous l’impulsion d’Arthur Parmentier, Bastien Vernier et grâce à l’aide de Constance Frei, Prof. en Musicologie à l’Unil et EPFL, le Musical a organisé deux cycles de conférences en 2017, dont les premières furent un grand succès. Les divers intervenant ont exposés leurs travaux de recherches à l’EPFL, participant à la mise en valeur des conjonctions entre ces deux champs.

Malheureusement, du au manque de moyens humains et de public, nous avons décidé d’arrêter depuis 2018 les cycles de conférences testés durant l’année 2017 et n’avons pas à ce jour continué cette expérience.

Conférences passées :

 

 

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Consultez le feuillet des conférences de novembre et décembre 2017 en cliquant ici

 

« Physique des instruments de musique »

Tuesday, November 21st 2017  |  Hervé Lissek

 

Résumé :

Nous vous proposons un tour sur le thème de la physique des instruments de musique, de la voix chantée aux instruments à vent, en passant par les

 instruments à corde. Au travers de nombreuses démonstrations avec le public, cette présentation permettra de réfuter quelques idées reçues par l’exemple.

Biographie :

Après l’obtention du titre de Docteur ès sciences physiques (spécialité Acoustique), le Dr. Hervé Lissek a rejoint l’EPFL, d’abord comme assistant du Professeur Mario Rossi, puis comme responsable du Groupe d’Acoustique depuis 2006. Les travaux qu’il dirige se concentrent principalement autour des techniques de contrôle actif du bruit (haut-parleurs pour réduire ou absorber le bruit), des métamatériaux acoustiques (structures artificielles présentant des propriétés acoustiques inédites), ainsi que des techniques de traitement du signal appliquées aux réseaux de microphones (pour la localisation « aveugle » de sources de bruit). Ses travaux ont abouti en particulier au développement du premier absorbeur acoustique pour l’égalisation sonore des salles aux basses-fréquences, ainsi qu’au premier prisme acoustique.

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« Quand la parole se fait musique … le jeu des voyelles »

Monday, November 27th 2017  |  Nathalie Henrich

 

Résumé :

La voix humaine nous permet de communiquer les uns avec les autres. C’est aussi un fabuleux instrument de musique qui permet de transformer du texte en phrases musicales émouvantes. La production de voyelle met en jeu les harmoniques produits par la vibration de la source vocale et les résonances modelées par des gestes articulatoires dans le conduit vocal. Si en parole la hauteur vocale est bien plus basse que la fréquence de la première résonance du conduit vocal, dans le chant les harmoniques et les résonances s’entremêlent parfois. Au cours de cette présentation, nous allons explorer ce lien entre harmoniques et résonances dans le chant, et illustrer les diverses façons de jouer des voyelles selon les styles et les cultures à travers le monde.

Biographie :

Directrice de Recherche au CNRS, chef de chœur et chanteuse, Nathalie HENRICH BERNARDONI est une scientifique passionnée par la voix humaine sous toutes ses formes d’expressions. Ses travaux de recherche portent sur la description phonétique expérimentale et clinique de la parole et du chant, sur la caractérisation physiologique et physique de diverses techniques vocales (chant lyrique, musiques actuelles, chants du monde), sur la gestion de l’effort vocal dans la parole et dans le chant, ainsi que le développement et l’amélioration de techniques expérimentales non-invasives d’analyse de la voix humaine. Régulièrement sollicitée pour donner des conférences aux niveaux national et international, elle aime à faire découvrir cet instrument fascinant. Elle coordonne en France la Journée Mondiale de la Voix (16 Avril), anime des rencontres mensuels (Ateliers Sciences et Voix) et un carnet de recherche scientifique sur la voix. Elle a reçu en 2013 la médaille de Bronze du CNRS pour ses travaux de recherche sur la voix humaine. Son soucis constant de faire communiquer le monde de la recherche avec le monde médical et le monde artistique s’est traduit par un ouvrage collectif en français, “La voix chantée : entre sciences et pratiques” publié aux éditions De Boeck.

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« Musique et mathématique à la lumière du 18e siècle »

Wednesday, November 29th 2017  |  Brenno Boccadoro

 

Résumé :

Après avoir traversé imperturbable vingt siècles de philosophie au sein du pythagorisme, l’histoire des mathématiques musicales parvient à un tournant décisif au XVIIIème siècle. Dans le Traité de l’harmonie (1722), Jean-Philippe Rameau avait déclaré vouloir marier à nouveau – pour redonner à la raison ses droits perdus au cours du siècle précédent -, art et science, composition, théorie des proportions et physique du son. Il consacra sa vie à prouver que non seulement l’ensemble des règles de l’harmonie tonale mais aussi les choix opérés par l’oreille depuis la nuit des temps puiseraient leurs racines dans un seul principe « physico-mathématique » : la résonance d’un même corps sonore, active aussi bien dans les sons que dans l’âme humaine. Déçu de n’y trouver que les trois sons de l’accord majeur, il abusa des mathématiques et de la logique, passant par de tortueuses généalogies pour faire entrer de force tous les éléments dissidents de l’harmonie dans son système. La nouvelle découverte des sons différentiels – qui plaçait l’accord dans la condition d’indiquer spontanément sa racine physique – permit à ses antagonistes – Rousseau, d’Alembert et Diderot – de prouver qu’il avait cherché en vain le fondement physique des accords dans un seul résonateur, certains accords puisant leurs racines dans deux, voire même trois racines physiques. Au terme de cette querelle, mathématiques et musique, raison et sensation, art et science divorcèrent à nouveau mais de manière durable. Dans l’usage des conservatoires, la postérité conserva la cohérence de surface des règles que Rameau avait conçues pour simplifier l’apprentissage de la composition, sans oublier cependant de les couper de leurs prétendues racines physico-mathématiques.

Biographie :

Musicologue tessinois formé à l’université et au Conservatoire de Musique de Genève, Brenno Boccadoro est professeur ordinaire au département de musicologie de l’université de Genève et enseignant au Collège des Humanités à l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne. Spécialiste des théories de la musique de l’Antiquité au XVIIIe siècle, il leur a consacré de nombreuses études (mentionnons Ethos e Varietas : trasformazione qualitativa e metabole nella teoria musicale dell’Antichità greca, ses travaux sur les pythagoriciens, sur Marsile Ficin et la mélancolie musicale, sur la psychophysiologie des passions à la Renaissance, mais aussi sur Tartini ou Rameau). Après avoir contribué au volume V des Œuvres complètes de Rousseau consacré à la musique dans les éditions de la Pléiade, il vient d’offrir une nouvelle édition philologique et annotée du Dictionnaire de musique et de ses Ecrits musicaux, parus dans la nouvelle édition des Œuvres Complètes des éditions Slatkine, 2012.​

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« Des partitions musicales aux resources digitales plein texte »

Wednesday, December 6th 2017  |  Laurent Pugin

 

Résumé :

Depuis plus d’une dernière décennie, les bibliothèques du monde entier numérisent massivement leurs collections, mettant à disposition en ligne non seulement des livres, mais aussi des partitions musicales. Pour les livres, les projets de numérisation incluent généralement une étape de reconnaissance optique de caractères (OCR) qui permet aux utilisateurs de faire des recherches par le contenu, comme par exemple dans GoogleBooks. En revanche, lorsque les partitions de musique sont numérisées, ce processus de reconnaissance fait défaut et elles ne restent généralement consultables que par des métadonnées car aucune transcription du contenu n’est disponible. Cette présentation s’intéressera aux défis de la reconnaissance optique de partitions à la lumière du projet Aruspix, spécialement conçu pour les partitions typographiques anciennes, et plus généralement, du projet SIMSSA dont le but est de développer méthodes et des outils pour la reconnaissance, l’analyse et la recherche à grande échelle de partitions musicales.

Biographie :

Laurent Pugin a une double formation de musicologue et d’informaticien obtenue à l’Université de Genève. Son travail concerne les sciences humaines (philologie, histoire de la notation musicale, bibliographie musicale), autant que la technologie appliquée aux sources musicales (traitement d’image, apprentissage artificiel). Laurent Pugin a été chercheur postdoctoral et chargé de cours à l’Université McGill à Montréal et chercheur invité à l’Université de Stanford aux Etats-Unis. Depuis 2009, il est co-directeur du Bureau suisse du Répertoire International des Sources Musicales (RISM) à Berne. Il est co-requérant du projet SIMSSA basé à l’Université McGill et member du comité directeur de la Music Encoding Initiative (MEI). Il assume également une charge de cours en humanités digitales à l’Université de Berne.

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« Musique & Sciences – Mathématiques »

Wednesday, March 29th 2017  |  Brenno Boccadoro

 

« Musique & Sciences – Informatique »

Thursday, April 4th 2017  |  Laurent Pugin